Millésime 2026 : nos conseils pour un millésime réussi !

Enjeu majeur de notre filière viticole, le changement climatique impose déjà sa réalité ! Les fortes chaleurs et le stress hydrique ont des conséquences directes sur la qualité des raisins, notamment avec la diminution de la teneur en acide malique et l’accumulation en potassium et calcium, ce qui entraine des pH élevés (> 3,7) dans les moûts et vins.

Chaleur et sècheresse entrainent une augmentation du pH du moût. La fraction moléculaire du SO2 devient plus faible. On a donc une moindre efficacité antimicrobienne du SO2 avec de ce fait, un risque accru de développement des microorganismes d’altération, y compris de flore indigène.

Le calcium a une incidence beaucoup moins directe sur le pH. Son principal effet œnologique est la formation de tartrate de calcium. La précipitation du tartrate de calcium retire une partie de l’acide tartrique de la solution. Ceci modifie les équilibres tartriques et peut donc contribuer à une légère hausse de pH et une baisse d’acidité.

Mais l’effet de la chaleur et sècheresse peut favoriser l’accumulation de potassium K+ dans la baie. Tandis que le Ca 2+, transporté surtout par le xylème, devient plus dépendant de la disponibilité en eau et peut diminuer en cas de stress hydrique.

L’augmentation du K+ favorise la formation de bitartrate de potassium, donc l’augmentation du pH du moût entrainant une diminution de la sensation de fraicheur.

Chaleur et pH élevé entrainent également une diminution de
l’intensité colorante avec moins d’anthocyanes sous forme colorée.
Les formes incolores des anthocyanes amènent une couleur des
vins rouges moins stable et moins intense.

Le vinificateur doit adapter les dates de récolte et les protocoles de vinification.


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